Biographie

Amoureux du ciel, j’aime à me présenter comme un « montreur d’étoiles »…

Cette passion pour le ciel m’est apparue dès l’enfance, lors d’une visite à l’Observatoire du Pic du Midi, et ne m’a jamais quitté depuis. Ma démarche a ainsi toujours été guidée par cet émerveillement, tentant inlassablement de sensibiliser à la beauté du ciel et à sa préservation, à une époque où la nuit est plus que jamais menacée.

Dès vingt ans j’entame un parcours de vulgarisation et de transmission de cette science auprès du grand public, en devenant animateur en astronomie. Cela me mène finalement dix ans plus tard à la Cité des Sciences à Paris, en tant que réalisateur des séances et responsable de l’image du plus grand Planétarium de France, liant ainsi l’astronomie à mon autre passion, celle de l’image et de la création.

La photographie n’était alors pour moi qu’occasionnelle, et c’est seulement en 2016 que je décide de m’y consacrer pleinement, faisant le choix cette année-là de quitter mon poste à Paris et cet environnement urbain qui n’est pas le mien pour revenir dans ma région d’origine, et voyant en la photographie un nouveau moyen d’attirer les regards vers les étoiles.

Cette relation au ciel particulière, je la ressens comme un écho. Sonder cet « espace d’infinis », observer, et prendre conscience de cette immensité d’où nous sommes issus. Et c’est ce lien, cet écho, que je tente de retranscrire par mes photographies. Et ainsi, par l’image, de réunir dans le regard la Terre et le Ciel.

« Echos du Ciel »

Car aujourd’hui le ciel disparaît en silence, de notre vision, de notre mémoire.

Malgré les timides décrets semblant protéger la nuit, jamais le ciel n’a été autant menacé. L’expansion des villes, de leurs éclairages, et la prolifération des Leds, promesse d’un éclairage à moindre coût, diffusent un voile lumineux de plus en plus intense entre les étoiles et nous. Pire, la menace de délires technologiques de milliers de satellites en cours de déploiement va bientôt dessiner des constellations artificielles. En France, l’obscurité nécessaire à la survie même de milliers d’espèces n’est plus qu’un souvenir.

Aujourd’hui cette fascination pour les lumières artificielles, dont on connaît pourtant les effets négatifs sur l’environnement et la santé, participe à notre amnésie environnementale, et annonce une plus grande menace : l’oubli du ciel.

« Echos du Ciel » propose par la photographie de s’émerveiller et de réinstaller le ciel nocturne dans le paysage. Sensibilisé, le regard réunit à nouveau la Terre et le Ciel, pour rappeler la beauté de la nuit et inciter à la préserver. Car si nous y prêtons attention, un autre monde se révèle à la tombée du jour, au-dessus de nos têtes. Un monde, un Univers, qui a toujours accompagné l’humanité. Mais celle-ci semble aujourd’hui l’oublier.

Etoiles, planètes, nébuleuses, Voie lactée… Tous ces astres dont nous ignorons parfois  jusqu’à l’existence brillent pourtant chaque soir au-dessus de nous. S’arrêter, lever les yeux, et s’émerveiller, c’est rétablir notre relation au ciel et ainsi préserver notre droit à la nuit.

« Echos du Ciel » c’est le désir de rappeler notre lien au ciel, de capter l’écho silencieux, profond, émanant de ces espaces infinis, et de ressentir notre place face à l’infiniment grand. Sonder le ciel, observer, et prendre conscience de cette immensité d’où nous sommes issus ; ressentir l’écho ; au-dehors, au-dedans… Rappeler l’immensité de l’Univers, en nous.

« Connexion Céleste »